Le mode de pensée du HPI

 

Le mode de pensée du surdoué : synthèse élaborée à partir des métaphores tirées de l’ouvrage Adulte à hait potentiel, déployez vos talents !

Cet article a pour but de présenter le mode de pensée du HPI. Les métaphores et comparaisons employées sont tirées de l’ouvrage Adulte à haut potentiel, déployez-vos talents d’Isabelle Prévot-Stimec et Elise Lelarge.

1. La pensée divergente dite « en arborescence » vs linéaire

Si le concept de pensée en arborescence reçoit régulièrement de nombreuses critiques d’un point de vue scientifique, elle décrit néanmoins bien la modalité privilégiée par laquelle l’individu à haut potentiel intellectuel (HPI) pense. De fait, tel un « papillon » selon l’image choisie par Isabelle Prévot-Stimec et Elise Lelarge dans le livre précité, le sujet HPI saute d’une idée à l’autre dans un schéma de pensée qui lui est propre. Ce schéma interne est nourri par un afflux d’idées fournie par son hypersensibilité. Il est très adapté aux problèmes nouveaux et nécessitant de la créativité. Les idées émergeant de ce mode de pensée peuvent être difficiles à verbaliser. A cet égard, il peut arriver que son raisonnement très rapide aboutisse à une conclusion qu’il n’est pas en mesure de justifier. Il arrive que l’individu HPI arrive à une idée très éloignée, grâce à ses associations d’idées, par rapport à l’idée de départ. Cela peut poser des problèmes de compréhension en présence d’individus privilégiant le mode de pensée linéaire ou séquentiel, notamment dans le système scolaire.

Le mode de pensée linéaire, aussi appelé séquentiel, peut être représenté par l’image de l’écureuil, qui longe les troncs et les branches. Etant donné qu’il a la capacité d’effectuer de petits sauts d’une branche à l’autre dans un espace circonscrit, il est capable d’expliquer d’où il vient à chaque étape parcourue. Si l’individu privilégiant cette modalité de pensée peut expliquer méthodiquement comment il est parvenu étape après étape à sa conclusion, il peut ne pas en être de même de l’individu plutôt tourné vers la pensée divergente.

Pour arriver à une même conclusion, deux individus peuvent donc utiliser deux modes de pensée différents. On reconnaît derrière la modalité de pensée en arborescence la prédominance de l’activité du cerveau droit et pour celle la pensée linéaire, celle du cerveau gauche. Rappelons qu’un individu n’utilise jamais une seule de ces modalités de pensée mais que l’une peut prédominer sur l’autre.

2. La pensée globale ou l’activation du mode « bambou »

Dans l’ouvrage précité, est aussi mentionnée la métaphore du bambou à propos du sujet à haut potentiel intellectuel. Le mode bambou fait référence à la capacité du HPI à raisonner de manière « souterraine », sans avoir conscience de ses raisonnements tant ceux-ci sont rapides. Ce mode de réflexion peut être déroutant, car le surdoué n’en n’a pas conscience. Par exemple, il peut travailler sur un projet en entreprise et ne rendre son livrable que quelques heures avant, car son cerveau est encore en train de réfléchir de manière inconsciente audit projet.

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