Boîte à Outils pour les Émotions

Pour un Zèbre « Orchidée », hypersensible, à cerveau complexe (cf nos autres articles), la gestion des émotions au quotidien n’est pas toujours facile. Cette difficulté est doublée par l’image souvent négative que la société renvoie des émotions et de leur expression. Voici quelques précisions sur le mécanisme de ses élans qui animent chacun de nous et quelques conseils pour mieux cohabiter avec eux :

Il faut d’abord préciser que chaque émotion a une fonction et un rôle précis :
La tristesse est pour nous diriger vers le bas : c’est un moyen de récupération, c’est un signe qui montre que l’on a besoin de se reposer psychologiquement et physiquement.
La joie nous propulse vers l’avant : c’est un moyen de nous faire avancer vers l’avenir et d’être productif.
La peur nous fait reculer : c’est un moyen de nous protéger du danger et d’être prudent.
La colère nous fait bondir : c’est un moyen de sauter par dessus les obstacles ou certains événements difficiles.

Toutes ces émotions sont plutôt contrôlées par le système limbique, au centre du cerveau. Chez les précoces hypersensibles, elles sont particulièrement fortes, ce qui peut souvent devenir comme un handicap. Cependant, les émotions ne sont pas uniquement négative, puisqu’elle sont des stimulus naturels qui permettent chacun un mouvement particulier.

Le but n’est pas d’étouffer ses émotions. Pourquoi ? Avez-vous déjà entendu parler du dôme de magma qui se forme au sommet d’un volcan explosif ? La lave couvre le cratère et durcit pour devenir de la pierre. Or en dessous, les gaz d’éruptions continuent de s’emmagasiner et d’exercer une pression de plus en plus forte sur le bouchon. Tout semble calme en apparence, mais quand le dôme éclate, survient une explosion très intense, et très dangereuse.
Il faut donc plutôt apprendre à connaître ses émotions, et à les apprivoiser.

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Voici quelques phrases qui peuvent servir d’outils à cette démarche, qui est de longue haleine, mais très bénéfique !

– Tu peux choisir de ne rien ressentir

Devant chaque situation, nous avons le choix de laisser l’émotion nous traverser ou non, de réagir ou non. Si l’action induite par l’émotion ne permet pas de changer les choses, cela ne vaut pas toujours le coup de perdre de l’énergie psychique pour rien. Se dire que l’on peut prendre la décision de ne rien ressentir permet aussi de se protéger mentalement de situations émotionnellement traumatisantes et difficiles. De plus, cela montre bien que l’on est ainsi jamais totalement responsable de la réaction des autres, puisqu’eux aussi sont positionnés face au choix de réagir, ou non.

– Objectiver ses émotions négatives permet de ne pas en pâtir 

C’est un exercice très difficile, qui commence par l’observation quotidienne de ses émotions. Comment arrivent-elles ? Quelles parties du corps touchent-elles ? Comment me font-elles me sentir intérieurement ? … Cela permet progressivement de s’en détacher, de se placer en spectateur, de les regarder comme sur un écran de télévision. Il faut commencer par appliquer cela aux petites émotions négatives, avant de s’attaquer aux grosses, et non l’inverse, qui est peu efficace. Là encore c’est un travail de longue haleine, mais si cela devient un réflexe, cela peut soulager le quotidien d’un hypersensible.

– Rester connecté à son corps et rationaliser 

Quand les émotions sont particulièrement intenses, c’est comme si tout vrillait à l’intérieur de la tête, se détachant du corps. Se rappeler que nous évoluons en tant qu’être incarné dans un cadre spatio-temporel bien défini permet de calmer les émotions et de rebrancher le cortex pré-frontal : il y a quelques techniques pour ça, comme la méditation en pleine conscience, ou le dialogue intérieur, qui permet aussi d’objectiver ses émotions.

– Le sentiment de culpabilité est vain

Parce qu’il est inscrit dans le passé, alors qu’il faut s’en détacher et se propulser dans l’avenir. Il ne faut pas s’enfermer dans des circuits émotionnels négatifs, qui sont paralysants et nocifs.

 
– Respecter ses besoins 

Pour le précoce hypersensible, la situation la plus dangereuse est le shutdown émotionnel, qui entraîne burn-out, dépression, pensées suicidaires…, et qui proviennent d’un épuisement psychique. Il est donc très important de visualiser son capital émotionnel et psychique comme une batterie de téléphone : quand on se rend compte que l’on est plus qu’à 30/40%, on va se reposer, on s’écarte. Même si c’est vu comme étrange, bizarre, l’important est avant tout de se connaître assez pour se protéger des comportements auto-destructeurs. En tant que précoce hypersensible, il faut surtout apprendre à se ménager, à se préserver.

Devenir maître de ses émotions jusqu’à savoir comment les « commander »

Réaliser que la joie peut passer du stade de simple émotion au stade de décision parfaitement contrôlée !

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